Au cours d’une conférence de presse tenue mardi dernier, à la Maison de la presse, le président de Yelema, le changement, a édifié les journalistes sur les résolutions du parti. Entre autres, il s’agira de l’option du leadership jeune, de la transparence, de la cohérence du discours par rapport aux actes, de la bonne gouvernance, de l’équidistance de l’État par rapport au peuple et de la décentralisation. Il a apporté des précisions sur leur participation future aux élections, sur le financement du congrès et sur les perspectives de fusion et d’alliances.
Yelema, a dit Moussa Mara, participera à toutes les futures échéances électorales, quelles soient municipales, législatives ou présidentielle. Concernant le financement du parti, Yelema compte, a-t-il fait savoir, sur ses propres militants. Le congrès, a-t-il précisé, leur a coûté, avec diverses contributions, 17 millions et demi. Le président de Yelema, le Changement, a réitéré son message d’un parti poussé par le bas et financé de manière populaire.
Un parti, a-t-il souligné, prônant l’intérêt public au dessus des intérêts particuliers. Répondant aux questions relatives aux fusions et alliances, il a indiqué que le Pdes ne les a pas contactés. Mais des négociations ont eu cours avec la Codem dont le président est Ousséni Guindo, avant la création de Yelema. Un appel pour travailler ensemble, a-t-il révélé, avait été lancé par la Codem, mais les militants des associations ne souhaitaient pas fondre dans un parti, avant la création de leur parti politique.
En fait, ce qui a été le deuxième point d’achoppement, c’est que la Codem, qui visait le financement public de partis politiques, souhaitait vivement ce rapprochement, a affirmé Moussa Mara, car ce rassemblement leur donnait plus de chance, compte tenu des critères de l’aide financière aux partis.
Le président de Yelema a fait observer que « ces occasions sont ratées, mais il y en aura d’autres, car il existe beaucoup d’atomes crochus avec la Codem. L ’alliance entre nous est possible, elle est souhaitable. »’
Le parti Yelema envisage une plateforme pour 2012 dont l’intégration par la Codem et le Pdes est souhaitée par Moussa Mara. Si, bien sûr, a-t-il laissé entendre, ils décident de travailler sur la même base des projets et programmes. Il est conscient qu’on ne peut gagner, seul, les élections de 2012. Toujours sur la question des alliances, il a soutenu qu’il n’y a pas d’exclu d’office.
Moussa Mara participera à la prochaine élection municipale en commune IV. Le parti, a -t-il fait remarquer, ne s’embarrasse pas des concepts de libéralisme et de socialisme, il entend aller à l’efficacité, à l’essentiel, vers un État respecté, accepté, qui va libérer les énergies. La structuration de Yelema, le Changement, ne répond pas aux normes classiques de comité, sous sections, sections. Elle est faite sur la base des cellules de quartiers, villages, communes, cercles et Comité exécutif central, (Cec). Moussa Mara a enfin insisté sur l’importance de la préservation de nos valeurs sociétales et historiques.
Baba Dembélé
Le Républicain du 29 Juillet 2010.
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