Harouna a beau été un Directeur Général, c’est avant tout un bon vivant, de surcroît un grand coureur de jupons. Lui, ce n’est pas la gestion de la société qu’il dirige qui va lui causer des problèmes. Ses collaborateurs ne tarissent pas d’éloges sur ses qualités de gestionnaire. Mais comme chaque être a des qualités et des défauts, ce sont ces virées extraconjugales qui vont le traîner dans la boue.
Nous sommes mardi 12 janvier 2010, en plein midi, comme on le dit, dans un marché bien fréquenté de la capitale. Dans un coin dudit marché, un énorme attroupement, on aurait dit que toute la ville s’était transportée en ce lieu. Au milieu de la scène, une femme géante, à l’allure d’une vraie amazone tenait ferme avec ses deux mains un pan de pantalon d’un homme bien costumé.
Les deux sont adossés à un véhicule confortable de marque Toyota 4X4 de couleur cendre. C’est en fait le véhicule du Monsieur torturé. Lui, c’est Harouna, Directeur Général d’une petite société de la place, une société qui marche bien. Et, elle, s’appelle Céline. Une profession, elle n’en a pas ou du moins, consciente des qualités physiques que la nature lui a données, elle a préféré la voie facile pour faire étalage de ses charmes au plus offrant.
Revenons à la scène pour noter que Céline avait sa prise pendant plusieurs minutes, le temps pour Harouna de voir défiler toutes les étoiles. Au bout de quelques temps, les propos sages et apaisants de certains témoins parvinrent à avoir un effet sur l’intransigeance de la femme qui libéra Harouna.
Sur le visage de ce dernier, se lisait la fatigue. Vraisemblablement le D.G a eu chaud des pieds à la tête en passant par la « queue », cette « queue » qui a dû voir de toutes les couleurs.
Aussitôt Harouna libéré de l’emprise de son bourreau, qu’il s’engouffre dans son véhicule et très vite se volatilisa dans la nature. Toutefois, sa honte est déjà dans la rue et même qu’elle fait en ce moment le tour du pays. Qu’est-ce s’est passé pour que Harouna etCéline arrivent à une telle extrémité ? Au commencement, c’était comme dans un film.
Ils se sont vus, l’homme sentait le fric, prêt à dépenser pour faire n’importe quelle folie ; et elle avait justement de quoi rendre fou un homme normal et de surcroît friqué.
Il y avait donc de quoi tomber amoureux l’un de l’autre. Tous les deux étaient conscients que c’est pour des gâteries. Mais ce que Céline n’a pas intégré dans sa tête, ce que ce genre d’histoire a aussi une fin. C’est ce qui est arrivé quand un jour le D.G a rencontré une autre moins fatiguée qu’elle.
Les voies de l’amour sont douces et cruelles : on s’amourache d’une femme et on se « désamourache » d’une autre. Un beau soir, Céline commence à constater l’absence de son « bailleur ». Harouna se contentait seulement d’honorer le loyer de sa Gabdi (maîtresse).
Ce n’est pas suffisant, car elle, veut vivre la vie de princesse à laquelle elle est habituée. Demande d’explication sur demande d’explication, enquête sur enquête, scènes de jalousie sur scènes de jalousie, finalement, la « consommatrice » finit par connaître la vraie raison du relâchement de son « fournisseur » : il aime une autre. Et depuis lors, elle a décidé de le lui faire payer. Ainsi, ce qui devrait arriver arriva.
Source Tamtaminfo.com
Dans la même rubrique :
- Insécurité à Bamako : 16 bandits arrêtés par la Brigade fluviale
- Pascal et la femme du mécanicien
- Salfo et les 50 000 FCFA du vieux Boubacar
- Il veut s’enrichir par l’or avec une tête humaine
- Elle trompe son mari et accuse injustement son beau frère
- Secret de femme : Carême et hygiène
- Dans une Sotrama : Le voleur camoufle 150 000 FCFA
- Un marabout maître chanteur


